Bilan du lancement de Favolus
L’exposition
a) difficulté financière
* vente
- en musée, absence de liste de prix et de système commercial visible
- le musée est, dans la pensée des spectateurs, un lieu de reconnaissance et d’aboutissement, non commercial.
- difficultés à comprendre le projet
- la vente des œuvres pour financer la réalisation du projet n'a pas été comprise
- le noir et blanc ne peut être la raison principale de mévente, puisque nous n'avons pas vendu plus les œuvres colorées
* frais importants
- exposition lourde sans aide à la création de la municipalité
- plaquette à nos frais sans participation de la municipalité
- un an de travail sans autres exposition
b) échec médiatique
*peu d'intérêt de la municipalité
- 100 affiches seulement (contre 300 au minimum pour les autres expositions de l'année)
- aucune grandes affiches pour les "sucettes" contrairement aux autres exposion de l'année du Musée
- aucune diffusion auprès des médias nationaux. Les interventions auprès des médias locaux ont du être confortées par une démarche de notre part.
* des problèmes de presse et d'image avec un des journaux
- premier article désobligeant pour les propriétaires et nous même. Sans compter une totale incompréhension du projet.
- article de fin d’expo du même journaliste expliquant une fréquentation « décevante », alors qu’elle est meilleure que la grande exposition d'été dans le même Musée, suivant les renseignements qui nous ont été donnés. Le fait qu’il rende les chiffres de fréquentation publics, ce qui n'est pas habituel, est pour le moins surprenant. Les chiffres oui, mais alors tous les chiffres !
* les relais n’ont pas fonctionné
- avant expo ,nous espérions, avoir deux articles dans des quotidiens nationaux, deux dans des mensuels artistiques, et un reportage FR3. Nous n'avons rien eu. Trois raisons au moins :
a) manque de chance vrai
b) Il est difficile à un Parisien de s'engager sur un projet se mettant en place à 600 km , dans un lieu qu'il ne connait ni ne visitera. Combien de fois avons-nous entendu « Ah mais si vous étiez à Paris, Lille ou Bordeaux, se serait autre chose, je vous aiderai … »
c) Les décideurs sont peu prospectifs, en général. Ce n'est pas leur métier. Ils adhèrent, non pas à un projet à imaginer, mais à une réalisation . Surtout dans le domaine artistique qui n'est pas en France une priorité. Lorsque « Favolus » sera fait, ils suivront. C'est une donnée que nous n'avions pas intégrée
* une faiblesse de notre part dans la communication
- Notre incapacité à gérer la communication est patente. En fait, il est nécessaire que nous trouvions un « communicateur » sur lequel nous pourrions nous décharger de ce que nous faisons mal. Problème : le prix de la communication. Après renseignements, pour un petit lancement de pièce de théâtre, il faut compter 60 000 € !!!! Une somme inconcevable pour les finances actuelles de Favolus.
c) une réussite d’impact
* une bonne fréquentation (meilleure que l'exposition d'été avec une communication très faible, égalité avec l'exposition de printemps)
* un vernissage sans doute le plus fréquenté depuis les débuts du Musée
* un dévernissage qui fut un succès artistique comme de fréquentation, par bouche à oreille (pas d’invitation 135 personnes)
* dans la fiche que remplissent les visiteurs du Musée, une bonne partie disent être venus par le bouche à oreille, preuve du bon impact de l’expo
* une adhésion de ceux qui ont eu le temps ou l'occasion d'"entrer" dans le projet (nous reviendrons sur ce problème) avec des propositions spontanées pour nous aider (artistes, architectes, bénévoles), des dons d’argent de gens, des gestes touchants
*des personnes ont regretté sur le livre d’or le peu de communication médiatique, le manque de visibilité de l'exposition.
d) un silence officiel
* Ont été invités ou contactés : la DRAC (la direction générale et la direction des problèmes de mécénat et de financement), le Député-Maire de Villeneuve afin de voir si un partenariat sur le long terme l’intéressait ou non, la direction des Bâtiments de France (afin de savoir si le projet était adéquat). Aucun n’ont répondu pour l'instant.
Que conclure ?
Nos erreurs
*la première erreur fut de ne pas signer de contrat précis avec la municipalité sur les engagements, obligations de chacune des deux parties. Cela fait que nous avons été surpris du manque de communication.
* déficit important de communication
* confusion hiérarchique entre le projet et l’expo : le choix n’était pas assez clairement affirmé : l’exposition n’est que la présentation du projet, pas la finalité.
* manque d’affirmation claire des buts recherchés
* rien sur l’intérieur de l’Atelier de la Licorne et donc sur l’apparition de la couleur comme sur l'esprit qui présidera à l'aménagement intérieur.
* peut être un manque de clarté dans l'explication du processus du projet, trop compliqué à comprendre de l'extérieur. Nous aurions dû nous restreindre à quelques idées-force.
Cela nous donne des pistes d'avenir suivantes
Ce projet est une première, totalement originale. Pour l'instant, aucun projet de cet ordre n’a été réalisé en France, à notre connaissance. D’où une certaine difficulté à le faire comprendre, à le faire imaginer. Ce qui fait aujourd’hui la difficulté de conceptualisation est en fait sa force par sa novation.
1/ Le projet est riche et complexe. Les gens concevront beaucoup mieux la réalisation une fois faite. En attendant il est nécessaire pour la compréhension de :
a) améliorer la communication
b) simplifier le langage
c) multiplier l’image
d) avancer la réalisation en fonction de nos possibilités.
2/ Le projet a trouvé un public, mais pêche par un manque d'adhésion de personnes influentes et de partenaires puissants.
a) conserver l’adhésion du public
b) rechercher et développer les contacts avec les partenaires
c) croire à la rencontre exceptionnelle, rencontre humaine
3/ Le financement est complexe.
a) tous les financements et les aides sont envisageables pourvu que nous gardions notre indépendance artistique
4/Le projet, par son originalité, se positionne en dehors de la problématique actuelle de l'art .
a) affirmons nettement nos choix
b) ces choix font que nous suciterons plus de scepticisme que d'adhésion au départ, comme souvent les nouveautés.
c) la crise actuelle du marché de l’art contemporain peut être une chance. Les amateurs d'art vont peut-être se recentrer sur un art "abordable" (aussi bien financièrement qu'artistiquement) et délaisser l'art spéculatif. C'est tout ce que nous souhaitons.
De cela nous avons pu concevoir les actions 2009
L'exposition répond à une question que nous nous posions sur la pertinence du projet : Favolus est désiré par les artistes (nous avons eu des "candidatures spontanées"). Les gens qui ont perçu l'esprit du projet le pensent important pour la synergie des arts. .
Malgré le problème financier, aucun des intervenants n'a manifesté son désir de se retirer, sauf Eric Lanusse mais qui nous l'avait annoncé avant l'exposition. Il assurera la transition avec le nouvel architecte lorsqu'il sera choisi, car son départ ne dépend pas de différents humains ou artistiques mais de raisons pratiques. Nous le remercions ici pour le petit bout de chemin fait ensemble, avec grand plaisir, et en regrettant qu'il ne soit pas possible qu'il reste avec nous...
Nous savions l'entreprise difficile, eh bien elle l'est. Mais sa confrontation au public nous a permis de vérifier qu'il n'y avait pas de "loup", pas de vice fondamental et que Favolus est réalisable et attendu. Le public y croit avec nous., l'espère avec nous ! La communication sera fondamentale pour faire exister Favolus.
Allons - y pas à pas...
Sans lâcher l'exigence du projet
Sommaire / lieu /Favolus / Artistes / Brin de Licorne / Nouvelles / Presse / Contacts / convictions /